Non à la présence de mouvement fasciste : ni à Chambéry ni ailleurs !

Communiqué

Non à la présence de mouvement fasciste : ni à Chambéry ni ailleurs !

Ce samedi 3 février à Chambéry se tenait une manifestation à l’appel l’ensemble de la gauche politique, syndicale et associative (Alternative et Autogestion, ATTAC, CGT, CNT, Collectif Sans Frontières, Ensemble, FA, FI, JC, La Machine à Son, Les Rallumeurs d’étoiles, NPA, PCF, PCOF, PG, Réseau Antifasciste Savoie, Solidaires) pour protester contre l’ouverture au cœur de la ville d’un local du mouvement néo-nazi « Bastion Social ».

Comme le font souvent les mouvements néo-nazis, les fascistes savoyards tentent de développer leurs sales idées en mettant en place des actions "sociales" au profit des seuls français de souche.

Après l’attaque violente d’un concert militant le 20 octobre dernier à Chambéry, cette ouverture d’un nouveau local permettra aux fascistes de disposer d’un lieu pour la préparation d’agressions, comme cela a été le cas à Strasbourg où le soir même de l’ouverture d’un local du « Bastion Social » les néo-nazis mettaient en place une agression raciste.

A l’issue de la manifestation qui a rassemblé plus de 700 personnes, sous une impressionnante présence policière, les organisateurs ont tenu une AG pour préparer la suite à donner.

Nous appelons les habitants à rejoindre le collectif et à se mobiliser.

DES CARS DE SAVOIE A NOTRE DAME DES LANDES:

DES CARS DE SAVOIE A NOTRE DAME DES LANDES:
Pour marquer l'espoir de protéger vraiment la planète, là-bas comme ici.
Le Collectif savoyard, regroupant de nombreuses organisations (Alternatives et Autogestion, Amis de la
Terre, ATTAC, Confédération Paysanne & Amis de la Confédération Paysanne, EELV, Ensemble !73,
Fédération Anarchiste, France Insoumise, Greenpeace, NPA, Parti de Gauche, PCOF, Solidaires 01, Solidaires
73, Sud Rail, Coordination contre le Lyon Turin, Vivre et Agir en Maurienne..…) et des particuliers, félicite les
forces de progrès d’avoir obtenu du gouvernement, la décision d'annuler le projet d’aéroport de Notre
Dame des Landes ce 17 janvier 2018. Seule solution raisonnable.
Pour fêter cette victoire de la raison et des défenseurs de la terre qui l'ont emporté sur l'aveuglement, la
tricherie, la mauvaise foi des « puissants » et des multinationales comme Vinci, le Collectif savoyard
affrète des cars pour le grand rassemblement national à NDDL, le 10 février*.
La victoire de Notre-Dame des Landes est un formidable encouragement pour toutes les luttes contre les
Grands Projets Inutiles. Les Rhônalpins portent trois messages forts pour « ENRACINER L’ESPOIR » à NDDL
comme ici, en Savoie :
• Ils restent vigilants et mobilisés concernant le devenir des terrains agricoles (notamment de la ZAD) et
des acteurs qui s'y sont investis, veillant au caractère social, environnemental et expérimental des projets
et activités qui s'y installeront.
• Ils soulignent la bêtise d'un projet qui aurait dû s'arrêter bien avant, alors que des infrastructures
existantes ne demandent qu'à être mieux valorisées. Ils alertent sur l'impérieuse nécessité de ne pas
commettre la même erreur sur d'autres grands projets mal définis et contestés par de nombreux experts
et institutions nationales. « Un projet qui n'est pas partagé n'a pas d'avenir.... »
• L'anachronisme des grands projets inutiles, pensés il y a des décennies et décidés sur de fausses informations
sans réel débat, notamment avec les habitants, doit interroger chacun d’entre nous: ils ont
été échafaudés sur le mirage d'une croissance infinie, alors que l'Etat et les collectivités doivent plutôt
préserver les terres agricoles, protéger la qualité de l'air, réduire les émissions de CO2, orienter l’argent
public vers les priorités incontestables .... Ne nous trompons plus sur le sens de l’intérêt général et de
l’utilité publique !
En Savoie, le débat autour de la nouvelle ligne de St Exupéry à Turin (dite "Lyon-Turin") doit, toute affaire
cessante, prendre en compte ces dernières 2 dimensions. A l'heure où la Ministre des Transports a confirmé
que les travaux n'ont pas commencé (seule les reconnaissances et les études sont achevées) et que le
financement n’est pas disponible, la pause que le Gouvernement a imposé au projet doit permettre de
comparer sérieusement les scénarios et notamment, comme à Nantes, l’utilisation de l’infrastructure
existante : n'attendons pas 40 ans, comme à NDDL, pour reconnaitre que d’autres solutions plus simples
existent dans l’immédiat. L'urgence est d’améliorer la qualité de l’air et la santé des habitants en mettant les
camions sur le train, dés 2018, en utilisant la ligne existante, et c’est possible. Projet rapidement réalisable,
moins cher, créateur d’emplois à court terme, plus respectueux de l'environnement, stimulant le tissu des
entreprises locales du BTP (et non pas les seules grosses multinationales qui échappent à l’impôt et
recrutent des travailleurs détachés sous-payés).
En deux mots, soyons juste raisonnables, nous n’en serons que plus ambitieux.
Le 10 février, chaque membre du Collectif savoyard en partance pour NDDL portera dans ses bagages un
caillou du Granier pour construire un cairn au milieu du bocage de la ZAD, signe marquant le début d'un
sentier, pour se rappeler qu'il est toujours utile d'apprendre de l'expérience des autres.
Contact média : Gérard Blanc 06 43 81 15 45 - Marc Pascal 06 08 83 52 69
*Détails pratiques : Départ de Chambéry le 9 (20h) et retour le 11 février (vers 9h). Inscription pour le voyage
(négociation du prix en cours entre 45 et 60 € A/R) avant le 31 Janvier auprès de conf74@orange.fr / 04.50.88.18.47

Collectif Savoyard Contre la Répression.

Collectif Savoyard Contre la Répression.  

Face à la violence institutionnelle et l’aggravation des atteintes aux libertés publiques, avec l’état d’urgence permanent désormais inscrit dans la loi, les organisations : Alternatives et Autogestion, ATTAC, CGT, CNT, Ensemble !, FSU, LDH, NPA, PCF, PCOF, PG ont décidé de créer le  Collectif Savoyard Contre la Répression.  

Ce collectif, diffuse des informations utiles contre l’état d’urgence permanent, organise des soirées débat, soutien les militants et citoyens victimes de la violence institutionnelle et combat les graves menaces pour les libertés publiques.

Mardi 7 Novembre, nous sommes montés au conseil municipal de St Jean de Maurienne en soutien à notre camarade François Maréchal adhérent à A&A et condamné pour avoir distribué des tracts à proximité du marché.

 

« Forts d’une cinquantaine de militants et en présence de la presse, nous avons "envahi" le Conseil Municipal, et demandé à tous les élus présents de respecter la démocratie et d'annuler l'interdiction de diffusion, en insistant sur le caractère illégal des articles incriminés.

Un élu a suggéré que la commission de marchés se réunisse et fasse des propositions au Conseil.

Le Maire a assuré qu'il était prêt à nous recevoir, et il serait intéressant de le rencontrer pour demander que le sujet soit mis à l'ordre du jour d'un prochain Conseil Municipal afin de supprimer tous les articles liberticides. »

 

Voir Texte d’appel et photo en PJ :

 

Les prochaines initiatives :

 

Jeudi 9 Novembre, soirée débat au Scarabée sur l’état d’urgence à perpétuité Avec Jean-Claude BERLIOZ (Syndicat de la Magistrature).

 

Lundi 13 Novembre, co-voiturage pour la Manif à Avignon en soutien à  Philippe PASCAL, Inspecteur URSSAF à Avignon.

 

Jeudi 7 Décembre, débat sur le délit de solidarité

 

Mardi 6 Février 2018, manifestation à Carpentras.

 

Texte d’appel pour le 7 nov.

Condamné pour avoir distribué des tracts !

Il y a quelques temps, notre camarade François Maréchal recevait une ordonnance pénale

de la juridiction d’Albertville le condamnant à une amende contraventionnelle de 33€ plus

31€ de droit fixe pour avoir distribué des tracts sur la commune de Saint Jean-de-

Maurienne à proximité du marché situé place de la cathédrale.

 

 

Les faits remontent au 16 juin 2016 à 11h, où

un employé de la police municipale a relevé

ses papiers d’identité pour tractage sur le

marché.

Le marché est réglementé par l’arrêté municipal

n°38/2016 qui entrave sérieusement le droit

d’expression et d’information du citoyen comme

le stipule l’article 15.3 : « Les foires et les

marchés sont des espaces marchands. Il est

donc interdit d’y proposer des tracts, flyers,

revues, imprimés ou objets de toutes sortes. »

Evidemment nous contestons cette vision

exclusivement marchande, car elle nie la réalité

des nombreux autres échanges humains et

citoyens qui s’y déroulent. De plus, cette

disposition est parfaitement illégale comme le

montre la jurisprudence à ce sujet :

« …l’arrêté municipal qui prohibe cette

activité, de surcroît dans les lieux les plus

favorables à son exercice, porte une atteinte à

la liberté d’expression et de communication

garantie, notamment, par la loi du 29 juillet

1881, qui n’est pas justifiée par les nécessités de

préservation de l’ordre public » Cour

Administrative d’Appel de Marseille, 1er octobre

2002, n°98MA00839

Suite de l’article 15.3 : « Toutefois et à titre

exceptionnel, le maire peut autoriser ce type de

démarche sur demande écrite au moins 15 jours

avant l’événement. Le demandeur joindra un

exemplaire du document à distribuer. »

Ce qui revient à censurer l’expression des

organisations et associations !

Or, selon lConseil d' Etat : « Le

maire ne peut subordonner l’exercice de toute

activité de colportage à la délivrance d’une

autorisation ». (CE, 8 novembre 1933,

Grundmann et Kardesch)

De plus, l’article 7.3 de l’arrêté municipal précise :

« Les associations ou organismes distribuant

de l’information, non admis au sein des foires

et des marchés, sont placées aux niveaux des

accès. »

C’est précisément ce que faisait François, qui

distribuait les tracts hors de l’emprise du

marché, sans porte-voix ni panneau publicitaire

et aucun tract n’a été laissé sur le trottoir. D’après

les accusations il aurait violé une interdiction ou

manqué à une obligation édictée par décret ou

arrêté de police pour assurer la tranquillité, la

sécurité ou la salubrité publique.

Ces accusations sont totalement injustifiées

et formulées sans aucune preuve.

De toutes parts les libertés individuelles et

collectives des citoyens et des travailleurs, sont

attaquées par des textes et lois liberticides.

Nous devons résister et agir ensemble pour

porter un coup d’arrêt à la criminalisation

des actes militants. Pour l’heure nous

exigeons l’annulation de cette contravention

et la suppression de tous les articles de

l’arrêté municipal n° 38/2016 qui portent une

atteinte à la liberté d’expression

et de communication garantie, notamment,

par la loi du 29 juillet 1881.

 

 

Rassemblement Mardi 7 novembre à 18h15

devant la mairie de St Jean-de-Maurienne

Covoiturage au départ de Chambéry : rendez-vous à 17h parking de la Cassine

 

 

 

* Collectif Savoyard contre la Répression : Alternatives et Autogestion, ATTAC, CGT, Ensemble !, F I, FSU, Ligue Droits de l’Homme, NPA, PCF, PCOF, PG.

A bas l’état d’urgence permanent !

En Savoie comme dans tout le pays, la politique répressive est de plus en plus féroce envers tous ceux qui s’opposent au système capitaliste ou simplement au recul des libertés et des acquis sociaux et politiques. Nous sommes sous surveillance quasi permanente et toute contestation ou comportement non conforme au dictat de l’ordre établi dans l’entreprise et la cité, est qualifiée de comportement délictueux comme dans le cas de la solidarité active envers les migrants.

A Chambéry, c’est la mode de multiplier les effectifs de la police municipale, les caméras de surveillance et tout l’attirail du parfait policier. Le maire Michel Dantin est fier de son action en ce domaine :

- la P.M. passe de 26 policiers en avril 2014 à 40 en nov. 2017,

- depuis cet été une unité de tranquillité composée de huit agents patrouilleurs de nuit avec chien,

- dernièrement ont été inaugurés les nouveaux locaux de la P.M. et un centre de supervision urbain (CSU) équipé d’écrans affichant en direct les images filmées par les caméras de vidéoprotection, visionnées par une équipe d’opérateurs professionnels dédiés,

- Depuis l’été 2015, des patrouilles mixtes de polices municipale et nationale travaillent en coordination et organisent ensemble des opérations de contrôle.

Conséquence financière : pendant qu’on investit ici on réduit notamment les subventions aux associations et aux services culturels !

Cette frénésie de contrôle répressif semble se propager comme une trainée de poudre dans tout le département ! Nous en avons une preuve, puisqu’à St Jean-de Maurienne, il est depuis quelques temps interdit de tracter sur le marché. 

Vous avez bien lu !

Condamné pour avoir distribué des tracts sur un trottoir donnant accès au marché de St Jean-de-Maurienne

Il y a quelques mois, notre camarade François Maréchal recevait une ordonnance pénale de la juridiction d’Albertville le condamnant à une amende contraventionnelle de 33 E plus 31 E de droit fixe pour avoir distribué des tracts sur la commune de St Jean-de-Maurienne à sur une rue à proximité du marché. Les faits remontent au 16 juin 2016 à 11h ou un policier municipal a relevé ses papiers d’identité pour tractage sur le marché. 

Le marché est réglementé par l’arrêté municipal n° 38/2016 qui entrave sérieusement le droit d’expression et d’information du citoyen comme le stipule l’article 15.3 « Les foires et les marchés sont des espaces marchands. Il est donc interdit d’y proposer des tracts, flyers, revues, imprimés ou objets de toutes sortes. » Sauf exception.

Evidemment nous contestons cette vision à la seule fonction marchande car elle nie la réalité des nombreux autres échanges humains et citoyens qui s’y déroulent. De plus cette disposition est parfaitement illégale comme le montre la jurisprudence à ce sujet.

Pour l’heure nous exigeons du maire LREM Pierre Marie Charvoz, l’annulation de cette contravention et la suppression de tous les articles de l’arrêté municipal n° 38/2016 qui portent une atteinte à la liberté d’expression et de communication garantie, notamment, par la loi du 29 juillet 1881.

Si les forces de l’ordre de l’appareil d’Etat qui souvent sèment le désordre, ont la faveur de tous les réactionnaires, les organisations de gauche ont créé en réponse le Collectif Savoyard Contre la Répression qui regroupe (A et A, ATTAC, CGT, CNT, Ensemble !, FSU, LDH, NPA, PCF, PCOF, PG).

Ce collectif, diffuse des informations utiles contre l’état d’urgence permanent, organise des soirées débat, soutien les militants et citoyens victimes de la violence institutionnelle et combat les graves menaces pour les libertés publiques.

Communiqué

Communiqué

Au vu des résultats du 1er tour des élections présidentielles, les électrices et électeurs auront à choisir entre la candidate néo-fasciste, xénophobe et le candidat des banques et du patronat. . .

Entre les deux, nous n’avons pas à choisir.

Pour nous, à Alternatives et Autogestion, "La fonction présidentielle est à l'opposé de notre conception de la société. Élire un souverain tout puissant n'est pas du tout un processus autogestionnaire".

Pour le 2ème tour, chacun.e agira en fonction de son analyse. Nous proposons d’utiliser nos bulletins A&A pour voter blanc ou nul. 

Plus que jamais, pas de résignation : nous devons continuer d’œuvrer au rassemblement des initiatives ! Il s’agit bien plus de faire vivre et de coordonner sur le terrain les expériences et alternatives sociales et écologiques nouvelles mises en œuvre chaque jour.

Il ne s’agit pas d’élire un ou des chefs pour exercer un hypothétique pouvoir politique mais, au contraire, d’encourager  les citoyen-ne.s à réfléchir, décider, agir, pour plus d'écologie, de solidarité humaine, de justice sociale - de la campagne à la ville.

Loin de la théorie pure et des promesses insensées, il s’agit d’agir concrètement sur le terrain des luttes en participant à la construction d’une société autogestionnaire, écologiste, féministe et solidaire, avec les associations, les syndicats et les forces sociales qui ont déjà « les mains dans le cambouis ».

Ce sont ces luttes et les conditions de leurs développements qui repousseront la propagation de l’idéologie d’extrême-droite et qui récuseront les prétendus bienfaits du libéralisme.