A bas l’état d’urgence permanent !

En Savoie comme dans tout le pays, la politique répressive est de plus en plus féroce envers tous ceux qui s’opposent au système capitaliste ou simplement au recul des libertés et des acquis sociaux et politiques. Nous sommes sous surveillance quasi permanente et toute contestation ou comportement non conforme au dictat de l’ordre établi dans l’entreprise et la cité, est qualifiée de comportement délictueux comme dans le cas de la solidarité active envers les migrants.

A Chambéry, c’est la mode de multiplier les effectifs de la police municipale, les caméras de surveillance et tout l’attirail du parfait policier. Le maire Michel Dantin est fier de son action en ce domaine :

- la P.M. passe de 26 policiers en avril 2014 à 40 en nov. 2017,

- depuis cet été une unité de tranquillité composée de huit agents patrouilleurs de nuit avec chien,

- dernièrement ont été inaugurés les nouveaux locaux de la P.M. et un centre de supervision urbain (CSU) équipé d’écrans affichant en direct les images filmées par les caméras de vidéoprotection, visionnées par une équipe d’opérateurs professionnels dédiés,

- Depuis l’été 2015, des patrouilles mixtes de polices municipale et nationale travaillent en coordination et organisent ensemble des opérations de contrôle.

Conséquence financière : pendant qu’on investit ici on réduit notamment les subventions aux associations et aux services culturels !

Cette frénésie de contrôle répressif semble se propager comme une trainée de poudre dans tout le département ! Nous en avons une preuve, puisqu’à St Jean-de Maurienne, il est depuis quelques temps interdit de tracter sur le marché. 

Vous avez bien lu !

Condamné pour avoir distribué des tracts sur un trottoir donnant accès au marché de St Jean-de-Maurienne

Il y a quelques mois, notre camarade François Maréchal recevait une ordonnance pénale de la juridiction d’Albertville le condamnant à une amende contraventionnelle de 33 E plus 31 E de droit fixe pour avoir distribué des tracts sur la commune de St Jean-de-Maurienne à sur une rue à proximité du marché. Les faits remontent au 16 juin 2016 à 11h ou un policier municipal a relevé ses papiers d’identité pour tractage sur le marché. 

Le marché est réglementé par l’arrêté municipal n° 38/2016 qui entrave sérieusement le droit d’expression et d’information du citoyen comme le stipule l’article 15.3 « Les foires et les marchés sont des espaces marchands. Il est donc interdit d’y proposer des tracts, flyers, revues, imprimés ou objets de toutes sortes. » Sauf exception.

Evidemment nous contestons cette vision à la seule fonction marchande car elle nie la réalité des nombreux autres échanges humains et citoyens qui s’y déroulent. De plus cette disposition est parfaitement illégale comme le montre la jurisprudence à ce sujet.

Pour l’heure nous exigeons du maire LREM Pierre Marie Charvoz, l’annulation de cette contravention et la suppression de tous les articles de l’arrêté municipal n° 38/2016 qui portent une atteinte à la liberté d’expression et de communication garantie, notamment, par la loi du 29 juillet 1881.

Si les forces de l’ordre de l’appareil d’Etat qui souvent sèment le désordre, ont la faveur de tous les réactionnaires, les organisations de gauche ont créé en réponse le Collectif Savoyard Contre la Répression qui regroupe (A et A, ATTAC, CGT, CNT, Ensemble !, FSU, LDH, NPA, PCF, PCOF, PG).

Ce collectif, diffuse des informations utiles contre l’état d’urgence permanent, organise des soirées débat, soutien les militants et citoyens victimes de la violence institutionnelle et combat les graves menaces pour les libertés publiques.

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